10 avril – 24 avril 2026
Entrée libre le weekend de 14h à 19h
Galerie Slika
32 rue Gabrielle
Montmartre (Paris 18e)
Cette série est une exploration sur le souvenir de corps, qui m’ont laissé une empreinte émotionnelle durable. Leur souvenir persiste, se déforme, se trouble et se recompose avec le temps.
La mémoire n’est pas un archive fidèle, mais une matière mouvante. Ce sont des présences instables, à la lisière du visible, entre apparition et effacement. Une sorte de botanique des fantômes où la frontière entre présence et disparition devient incertaine. Les fleurs agissent comme un prolongements émotionnel de ces corps. Les végétaux relaient leur absence et prolongent leur survivance.
« Les Reines » car elles règnent encore dans ma mémoire, même effacées, même déformées, même à peine visibles. Elles persistent. Elles refusent de disparaître complètement.

Biographie :
Après des débuts dans la performance vidéo et l’image expérimentale, David Mathias développe depuis plus de quinze ans un travail de direction artistique et de création de dispositifs d’images hors format, mêlant vidéo mapping et conception d’espaces immersifs, en parallèle de sa pratique
photographique.
Sa recherche photographique s’attache à rendre perceptibles des seuils de transformation où la présence bascule vers le souvenir, la matière ou
le paysage. Il explore des moments où corps, lieux et images se transforment, oscillant entre apparition et disparition. Fleurs, tissus, murs ou paysages deviennent des surfaces de passage où les formes humaines circulent, se mêlent et parfois s’effacent. Le corps lui-même s’y déploie comme fragment, trace ou énergie.
Sa photographie se conçoit moins comme un outil de représentation que comme un espace de transformation.
